photo de l'équipe du Bondy Blog

Ensemble, faisons résonner la voix des quartiers populaires.

Le Bondy Blog a besoin de vous. Soutenez le média libre qui raconte des histoires qu'on n'entend pas ailleurs.

Je fais un don

Dali Misha a tout juste 17 ans. D’entrée, ses lectrices sont fascinées par son jeune âge. Certaines s’étonnent qu’ « une jeune fille de banlieue, si jeune,  puisse écrire aussi bien. Je trouve que ses livres sont bien narrés, on peut les lire facilement, c’est accessible à tous » explique Chérifa. Elle a connu Dali Misha au lycée. Au début, elle entendait seulement parler de la jeune auteure et un jour, en permanence elle a « feuilleté son livre ». C’est ainsi qu’elle s’est intéressée à ses ouvrages. « Dali est une personne sociable qui va vers les gens » raconte Chérifa.

Les lectrices de la jeune lycéenne d’Aulnay-sou-Bois apprécient le réalisme de ses romans, l’impression de lire des « histoires vraies », « des situations que vit la jeune génération d’aujourd’hui », la précision des lieux et des personnages, des situations qui concordent  « réellement avec la banlieue en France ».  « J’ai aimé la façon dont elle décrit des choses qui se rapprochent de la réalité, raconte Manon, moi aussi j’écris des poèmes et Dali s’est inspirée d’une phrase d’un de mes poèmes dans son récit. C’était sur une histoire d’amour. »

Impressionnées par son talent et son jeune âge, ses lectrices s’identifient parfois à ses personnages, voire à des situations que la lycéenne décrit dans ses récits. « On a l’impression de vivre ce que vit le personnage. Elle utilise la première personne ce qui fait qu’on est vraiment plongé. C’est très précis. » Hadzirata, sa meilleure amie, voit dans ses livres des situations qu’ont vécues certaines personnes de son entourage, celle du petit garçon qui s’est fait renversé et sur l’immigration clandestine par exemple qui démontre selon elle que  « si tu n’as pas de papier t’es pas reconnu dans la société française. »

Ses amies, qui sont aussi des fidèles lectrices, l’accompagnent dans son écriture. « Je suis avec elle quand elle écrit parfois, elle me demande mon avis, ce que j’en pense » révèle Hadzirata. Aurélie se souvient de cette passion pour la lecture qu’elle éprouve depuis son enfance, « quand on était petite, Dali aimait bien écrire des lettres et des histoires et nous on aimait jouer. » Les encouragements sont aussi de rigueur, «  c’est formidable ce qu’elle fait et elle doit continuer comme ça » ajoute Hadzirata, c’est ce qu’on lui souhaite également !

Imane Youssfi

Articles liés

  • « Je ne suis pas parisienne », le livre qui valorise (enfin) toutes les femmes

    Le 11 septembre dernier, Alice Pfeiffer a sorti son premier livre : Je ne suis pas parisienne. Avant même de savoir le sujet précis de l’essai, son titre piquait déjà notre curiosité. Adulée dans le monde entier, la Parisienne est un symbole de beauté, d’élégance et de culture : qui serait fière de ne pas correspondre à cette image ? L’autrice elle-même, visiblement – et elle vous encourage à faire de même.

    Par Sylsphée Bertili
    Le 04/10/2019
  • Luc Pinto Barreto, « dealer de livres » à Saint-Denis

    Sur le parvis de la gare de Saint-Denis, trois fois par semaine, un stand détonne : celui de Luc Pinto Barreto, « dealer de livres » de son état. Le trentenaire a choisi de sortir les bouquins des murs des librairies et des bibliothèques pour les proposer, à la façon d'un vendeur ambulant, aux Dionysiens et Dionysiennes. Portrait.

    Par Nesrine Slaoui
    Le 01/10/2019
  • Souheila Yacoub, de corps et d’âme

    Ce lundi 23 septembre à 21 heures, Canal+ lance la série Les Sauvages. Avec Roschdy Zem dans le rôle du président de la République, cette série politique très attendue met en scène une flopée de jeunes visages issus de la diversité, parmi lesquels celui de Souheila Yacoub. Ancienne sportive de haut-niveau, ancienne Miss, aujourd'hui actrice talentueuse, Souheila n'a que 27 ans mais déjà une riche personnalité. Rencontre.

    Par Eugénie Costa
    Le 23/09/2019