« Vous avez un avenir, c’est franchement bien », assure un admirateur du groupe « Hobe » après leur sortie de la scène du tremplin des talents. Durant 25 minutes, le quatuor a assuré le show en délivrant six chansons originales. S’ils n’ont fait qu’une petite dizaine de concerts avant celui-ci, leur professionnalisme est évident.
Trois garçons, une fille. Bastien, Timothée et Maureen ont 18ans. Le premier joue de la guitare et étudie la musicologie. Félix, à la basse, fait du droit. Maureen, la dernière arrivée du groupe il y a un an et demi est batteuse et chanteuse en parallèle à sa classe préparatoire. Timothée, 17 ans, est en terminale et joue du piano et de la guitare.
« Le nom Hobe n’a pas de sens. Il peut signifier amour en arabe, espoir en anglais à une lettre près. Chacun peut créer sa définition et c’est ce qui nous plaît », explique Bastien. Si aucun leader n’est officiellement proclamé, l’apprenti musicologue est l’homme à tout faire de la formation. C’est lui qui a souhaité créer un groupe il y a deux ans avec ses amis d’enfance, qui démarche les salles et qui trouve les idées des morceaux.
« Nous n’avons pas tous les même influences et c’est ce qui fait notre force. Notre seule référence vraiment commune est le groupe Muse », explique Félix, le plus bavard du quatuor. Contrairement à de nombreuses formations, ils signent tous leurs titres. Des titres de « pop alternative » nourries de sonorités rock chantées dans la langue de Shakespeare. Maureen corrige les textes afin de les interpréter à sa manière. Elle chante en même temps qu’elle joue de la batterie par passion mais également pour des raisons pratiques. Son arrivée dans le groupe faisant suite au départ d’une autre chanteuse, trop occupée par ses études.
En effet, leurs répétitions qui se déroulent une fois par semaine au minimum prennent du temps mais ces derniers ne souhaitent pas quitter les bancs de l’école pour autant. « Cela fait peur à nos parents. Nous avons besoin de garder un plan B tout en conservant notre rêve », avoue Maureen.
Pour le moment, le quatuor reste modeste et souhaite faire à faire le plus de scènes possibles. « Pour une fois, nous n’avons pas eu à ramener notre matériel ni à demander à toutes nos connaissances de venir », indique Timothée, le plus réservé, suite à leur prestation au tremplin des talents. Grâce à la qualité de leur musique, la salle s’est remplie au fur et à mesure de la performance. Le groupe est ensuite remonté avec deux rappeurs afin de les accompagner. Une expérience nouvelle pour ce groupe qui a encore ses plus beaux jours devant lui. « Hobe » ou le début d’une aventure.
Oumar Diawara
« Hobe » ou le début d’une aventure
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