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Le MuCEM, musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée a ouvert ses portes à Marseille, il y a quelques mois. Vanté pour son ouverture sur les peuples, nous avons fait la visite. Suivez le guide.

L’ouverture d’un musée national à Marseille le MuCEM est devenue l’emblème de l’année culturelle. Son objectif : être un « point de rencontre » entre les deux rives. Et pour ce faire en plus de différentes expositions temporaires, une collection permanente est installée dans la Galerie de la Méditerranée. Organisée en quatre tableaux –naissance de l’agriculture et invention des dieux, Jérusalem ville trois fois sainte, citoyens et citoyenneté, au-delà du monde connu- cette exposition tente de retracer l’histoire des pays du pourtour méditerranéen.

Malheureusement, cette visite ressemble plus à un cours d’histoire-géographie de collégien plutôt qu’à un lieu singulier qui rapproche les peuples. Malgré toute la publicité réalisée autour de cet endroit censé être unique en son genre, la muséographie retrace le b.a.-ba de l’histoire méditerranéenne sans pourtant s’attaquer aux questions attendues.

Peu de chaire, peu de chaleur

Qu’est-ce qui fait que Français, Tunisiens, Syriens et Turcs sont des peuples à la fois différents, mais aussi très proches ? Est-ce seulement parce que nous sommes des peuples agricoles qui croient en un dieu et qui ont tenté d’apprendre la démocratie ? Rien ou presque n’est raconté sur les pratiques culturelles, sur les langues, sur la musique, sur les modes de vie… Ce musée est un historique froid d’éléments terre-à-terre qui composent l’histoire commune de la Méditerranée. Peu de chaire, peu de chaleur dans ce bâtiment pourtant magique, permettent d’atteindre l’objectif initial : montrer ce qui lie toutes ces populations.

Alors que cette zone est perturbée par de nombreux conflits, par des tensions entre autres alimentées par des vagues migratoires incontrôlées, alors que la France fait face à une xénophobie grimpante, ce musée ne soulève malheureusement pas ces questions et ne trouve pas les mots, ni les images pour apaiser. La muséographie est assez pauvre présentant de très nombreux objets et textes. Quelques pièces originales ponctuent les salles. Voici une sélection des plus belles pièces.

Charlotte Cosset

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