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Samedi 21 juin, c’était la Fête de la musique. Mais pour les Bondynois, samedi, c’était surtout le 20e festival « Y’a d’la banlieue dans l’air ». Pour fêter cet anniversaire en grand, l’affiche se devait d’être spéciale. Grâce à leurs contacts et à un travail inlassable, les organisateurs ont réussi à dégoter une ENORME affiche. Trois générations de chanteurs étaient réunies : Zaho, la petite jeune au style caillera, Idir, le sage et poète de la musique berbère et surtout, Manu Chao, le chanteur de rock alternatif et altermondialiste, star internationale.

Avant de me rendre au concert, je regarde sur Wikipedia quelques informations sur Manu Chao et je me rends compte à ce moment que le 21 juin, c’est son anniversaire. Si j’avais été à la place de Manu, j’aurais préféré aller « fêter » ça au Zenith pour ensuite finir au Fouquet’s. J’aurai pu, aussi, demander à un riche ami qu’il me prête son yacht. Visiblement, ce n’est pas le genre du bonhomme.

Je me rends au stade Léo Lagrange, lieu du concert, avec un ami, Mikaël, qui a vécu à Cuba durant plusieurs années. Je me dis que comme cela, on pourra parler dans la langue maternelle du chanteur. J’arrive là-bas aux environs de 16 heures. L’un des organisateurs nous présente rapidement l’historique du festival.

« L’association existe depuis 85, dit-il en transpirant à grosses gouttes sous le soleil qui tape dure. Elle est née dans le sillage de la Marche des beurs de 1983. On venait tous du quartier Delattre de Tassigny, de Bondy. On voulait tous sortir des clichés et montrer que la banlieue est aussi la banlieue des cultures. C’est comme ça que nous avons crée de 1985 à 1990 le festival « Une nuit en banlieue » qui s’est transformé ensuite en « Y’a d’la banlieue dans l’air », dont c’est l’anniversaire. »

Pendant que nous parlons, je vois arriver Manu Chao. Il fait une accolade à notre interlocuteur. Ils se prennent dans les bras, et se saluent chaleureusement. Il lui annonce qu’il va chanter Sidi Rib en hommage au peuple sahraoui. Nous nous présentons également. Puis Manu rentre dans le gymnase qui a été aménagé, de façon à recevoir les organisateurs, les invités et les chanteurs dans la partie VIP.

A toutes les entrées, des hommes à la carrure athlétique et aux cheveux courts contrôlent l’accès. Ils portent des tee-shirts verts avec l’inscription « Respect, sécurité ». Quelques femmes également avec cette même tenue palpent les femmes qui désirent assister au concert. « Comme vous pouvez le voir, c’est une grosse organisation, dit mon interlocuteur. Ça fait des mois qu’on bosse pour ce jour. On n’a qu’un seul permanent mais une centaine de bénévoles. La ville de Bondy nous a aussi donné un énorme coup de main pour cet anniversaire. On a prévu environ 20 000 personnes. Des gens viennent de Paris, de la Bretagne, de Marseille, d’Espagne, etc. Vous imaginez comment c’est la folie. »

Et Manu Chao ? « Avec Manu, c’est une longue histoire, on se connaît depuis une vingtaine d’années. A l’époque, on venait de lancer le festival dans sa forme actuelle et son groupe était venu. Il n’était presque pas connu. Manu, c’est vraiment quelqu’un de simple. L’un des premiers souvenirs que je garde de lui, c’est de l’avoir vu porter les malles avant le concert à 6 heures du matin. Il venait pour chanter et il prenait encore le temps de tout ranger avec les techniciens. Si vous pensez que j’exagère, vous n’avez qu’à lui parler, vous allez voir, il est extrêmement chaleureux et disponible, vous n’avez qu’à juger par vous-même. »

Nous rentrons donc dans la partie VIP. Suite en vidéo.

Axel Ardes

Manu Chao : « Je ne veux pas prendre ma retraite » 


Bon anniversaire Manu Chao
envoyé par Bondy_Blog

Post Post : 26 000 personnes sont venues assister aux différents concerts, samedi à Bondy, au stade Léo Lagrange. Merci Mikaël pour la traduction. N’ayant pas osé le faire pendant l’interview, c’est maintenant que nous te souhaitons bon anniversaire, Manu, et paix dans le monde.

Axel Ardes –

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