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On sait que les Américains sont les rois de la démesure.  Mais on a du mal à croire qu’une simple surprise party serait aussi délirante. Thomas est un jeune lycéen,  il fête ses 17 ans.  Ses deux meilleurs amis (et seul si on excepte son amie d’enfance) veulent profiter de l’occasion pour lui offrir l’un de ses meilleurs anniversaires. Seul ombre au tableau, c’est un « loser » comme dirait son père. Il n’est connu de personne et ne connait personne à part son cercle d’ami qu’on pourrait se mettre au doigt tellement il est restreint.

Ses amis justement vont se démener comme des  beaux shetanes pour faire venir du monde à sa fête, depuis les simples invitations par sms aux annonces à la radio locale en passant par les affichages numériques du lycée, tout le monde est bientôt au courant que Thomas a un an de plus et qu’il y aura de la bouffe gratuite chez lui pour l’occasion. 500 personnes vont donc squatter sa baraque et ce nombre continue de croître dans la soirée.

Ce film n’est pas à voir en famille mais entre amis. Il peut donner des idées, mieux vaut ne pas éveiller la méfiance des parents si l’envie de bousiller leur salon  pendant qu’ils sont au ski vous vient. Plusieurs idées sont à piquer comme mettre de la bonne musique – qui soit dit en passant était totalement énorme – des agents de sécurité qui s’occuperont de tazzer les voisins venant essayer de vous arrêter et celle du panneau « Naked Girls Only » autour de la piscine qui marche extraordinairement bien dans le film. Il est une caverne aux merveilles pour ceux en quête de la « soirée ultime ».

Le film est original à plus d’un titre. Nous ne sommes pas dans la peau de ceux qui viennent s’amuser et délirer jusqu’à ne plus savoir ce que l’on a fait, mais dans la peau de ceux qui espéraient s’amuser sans rencontrer un seul problème. Organiser une fête de cette envergure quand on a la vie sociale d’une huître n’est vraiment pas simple. Il faut savoir gérer l’accès à la chambre des parents, au bureau du papa, la venue des policiers, les collégiens qui veulent taper l’incruste, les voisins venus faire la fête et qui en font un peu trop. Un bon film pour les jeunes où les vieux qui veulent se replonger dans leur jeunesse. Quoique pour un Bondynois, je ne vois pas quelle parallèle il pourrait faire avec la fête du film. Quatre-quarts, papier crêpons, 8 gars une fille, le tiercé gagnant des boums du secteur.

Mones haq

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