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Un jeune de 20 ans se lance dans l’entrepreunariat. Animé d’une passion, il rentre à grand pas dans le monde de la mode. Il customise de wax, de tissu africain, de peinture, les baskets de ses clients.

La mode est l’affaire de tous ! Pour ne pas tomber dans une uniformisation vestimentaire, les plus audacieux optent pour la customisation. Waxfeller est une marque qui personnalise les sneackers aux couleurs de l’Afrique. «  Je ne préfère pas dévoiler mon identité, car ce sont mes œuvres les plus importantes ! On a choisi le nom Waxfeller en clin d’œil au puissant organisme Rockefeller. La marque représente ma force, ma ténacité, ainsi que la culture africaine qui est illustré par notre logo ». Réservé, ce jeune homme d’1 m90 arrive chaussé de sa création. Il se cache derrière ses réalisations à la sauce africaine et dévoile son parcours atypique aux pieds du stade de France.

« Ça fait un an 1 an et demi qu’on fait de la customisation, mais on a véritablement lancé la marque en juillet. L’idée est venue grâce à l’un de mes amis qui aimait ça. Lui, il aimait rajouter des couleurs, moi je me suis dit un jour pourquoi pas mettre du Wax. On a essayé, au début on le faisait pour nous et quelques amis… Pour la petite histoire, on se baladait avec nos paires, on a vu que ça attirait beaucoup le regard. Les gens nous demandait constamment où nous avions eu notre paire et comment ils voulaient se la procurer, on a tout suite sauté sur l’occasion ». La conception artistique demande patience et minutie à ce « self-made-man ».

Les compagnons d’armes qu’ils utilisent dans son atelier de la Plaine Saint-Denis sont l’aérographe, le pinceau, la peinture acrylique sans oublier le wax. La création est aux antipodes de la formation de ce jeune de 20 ans qui n’a pas atterri par hasard dans le monde de la customisation. « Je n’ai pas fait étude dans la mode, je fais un peu de couture en tant que loisir donc je connais les bases. Je suis titulaire d’un BTS Négociation et Relation Client. Dans l’équipe, on est 4. Je m’occupe de la partie créative, ma sœur se charge de la partie communication /marketing, avec une équipe commerciale de terrain… Deux de mes amis se baladent dans des endroits stratégiques avec mes créations, ils distribuent des cartes de visite dès qu’on leur demande la provenance des paires.»

Waxfeller est une petite entreprise à l’image d’Alain Baschung. L’entreprise tourne au minimum à 10 commandes par semaine. La durée d’élaboration de la paire va dépendre du travail qu’il y a à effectuer et de la quantité de personnalisation à réaliser. Les principaux clients du jeune entrepreneur ont entre 18 et 30 ans. Le prix des prestations varie selon l’ampleur de la customisation. Il faut compter entre 65 et 200 euros si vous envoyez votre paire. Rien n’est laissé au hasard car le jeune customiseur n’est pas à son premier coup d’essai.

Ce jeune entrepreneur avait déjà crée une entreprise auparavant « J’ai crée ma première boîte à 18 ans avec un ami. On s’était spécialisé dans le secteur de l’énergie renouvelable, on vendait des pompes à chaleur. Ça marchait bien mais on a du mettre la clef sous la porte par manque de temps. C’est en quelque sorte ma sœur qui m’a donné envie de me lancer dans les affaires ».

Conscient de la concurrence dans son domaine, il ne se décourage pas pour autant « il est clair que dans le marché de la customisation on n’est pas les premiers mais je dirai qu’on est les seuls à pousser la pratique aussi loin. Je suis à 100% Waxfeller, car l’élaboration d’une paire prend du temps. On a un délai de deux semaines par paire, mais on fini souvent bien avant. Ce n’est pas qu’un travail c’est une passion. »

Lansala Delcielo

 

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