Derniers articles
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Le débat présidentiel sur écran géant à Bondy
C’est un secret pour personne, Bondy est un fief socialiste depuis l’antiquité républicaine. Donc dans la foule réunie à la salle des fêtes, on n’est plutôt acquis à la cause de Ségolène Royal. Bon, il y avait bien un petit jeune sarkozyste assis au fond, mais il n’est pas resté longtemps. D’autres amoureux du foot n'ont pas tarder à le rejoinde d’ailleurs. Tu m’étonnes; je connais des gens qui vendraient leur rein pour un Manchester-Milan AC, match diffusé au même moment sur la chaîne avec décodeur. Le maire de Bondy et une grande partie de l’équipe municipale étaient également présents dans la salle.
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Lève-toi, on va voter !
L’Etat me demande mon avis quand ça compte vraiment, une fois tous les cinq ans en moyenne. Alors le jour des élections, je me lève tôt, je change de chaussettes, je mets mes nouvelles affaires qui brillent et je vais au bureau de vote le cœur en fête, comme on va à l’école un jour de rentrée. Devant la salle Georges Brassens dans la cité Blanqui, le dit bureau de vote, il y a déjà foule et il n’est même pas 10 heures du matin. Les gens semblent avoir pris ces élections aux sérieux, parce que faire la queue un dimanche avec ce soleil à mini-jupes, c’est vraiment qu’on y croit. C’est bien les jours d’élections ; on revoit des têtes qu’on n’a pas vues depuis un bail, ses potes de toujours aussi, qui la veille, ivre mort lors d’une soirée galère au parc, ont juré de voter Schivardi. Au fur et à mesure que j’avance dans la queue je me dis que quelque chose a changé depuis 2002 ; tiens les immigrés votent. Quand je dis "immigrés" je ne parle pas de ceux nés sur notre sol sacré, que les sociologues classes dans les "issus de", non c’est de leurs parents venus en France durant la faste époque des trente glorieuses.
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L’appel des 100 en faveur de Ségolène Royal
Cent associations de quartiers appellent à voter Ségolène Royal dans un manifeste. Une partie d’entre elles s’est réunie vendredi 19 avril au siège de campagne du PS, accueillie par la candidate socialiste. Devant des journalistes et entourée des présidents de quelques associations signataires de l’appel, Ségolène Royal a souligné la nécessité de s’appuyer sur le mouvement associatif. Elle a fermement critiqué les propos de Nicolas Sarkozy, de passage au quartier de Beauval à Meaux : « je n’utiliserais pas le terme plan Marshall. C’est faire croire que les choses vont changer en utilisant un certain vocabulaire. C’est une façon de se moquer des gens ». Le candidat UMP avait en effet annoncé, lors de sa sortie meldoise, le lancement d’un Plan Marshall 2 en direction des quartiers s’il est élu. « Je suis la seule a aller dans les quartiers. Quand Nicolas Sarkozy y va il est entouré de 300 policiers », continue-t-elle sur le même ton.
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José Bové : « c’est dans les cités que les gens vivent dans les conditions les plus difficiles… »
Vous vous dites favorable au scrutin à la proportionnelle pour les législatives. Vous ne craignez pas que cela fasse le jeu du Front National ? Si on commence par limiter la démocratie, on empêche effectivement des courants comme les nôtres de se développer. Ce qui aujourd’hui amène des votes protestataires, qui vont souvent contre notre intérêt, […]
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Le marché aux puces des quartiers nord de Marseille
Ça va faire des années que je vis dans des clichés format A4 agence Reuters prêt à l’envoi pour TF1. C’est pour ça que j’ai bien ri, quand au marché aux puces des quartiers nord de Marseille, j’ai vu, réunis dans les mêmes locaux, une association de femme, une mosquée et une association culturelle kabyle. […]
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Les harkis au palais des papes : pour une juste intégration à la République
A quelques jours du premier tour de la présidentielle, la communauté harki s’est réunie en congrès au palais des papes d’Avignon, sous le pilotage de l’AJIR (Agir pour une Juste Intégration à la République). La même origine, le même faciès exotique et les mêmes problèmes de discrimination; sauf que les uns en rentrant chez eux […]
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Copé copain
Vendredi 13 avril, 17h30, quelques habitants des quartiers de Meaux se réunissent dans une salle de boxe, espérant assister à une joute verbale entre Karim Zeribi et Nicolas Sarkozy. Le président du parlement des quartiers a fait sienne la politesse des rois; il est à l’heure. Il attend le candidat à la présidentielle à côté […]
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La marche des oubliés
Aclefeu appelle plusieurs associations d’horizons différents à s’unir pour participer à une manifestation « la marche des oubliés » samedi 14 avril de Bastille à République. Départ 15 heures. Pour une pomme croquée; je suis arrivé 40 minutes en retard à la conférence de presse organisée à Paris pour annoncer la marche des oubliés. Parce qu’elle était destinée à […]
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Un coupable parfait ?
Cette après midi aura lieu le jugement du Jeune Hamza Lahlou incarcéré depuis plus de quatre mois et qui risque plusieurs mois de prison pour des faits qu’il a toujours nié. Ouria Djelouli, membre de son comité de soutien nous raconte les faits. Passer l’après midi à la terrasse d’un café sous le soleil de la cité phocéenne c’est un cliché. Une Marseillaise en retard aussi, plutôt infondé pour le coup puisqu’Ouria Djellouli est pile à l’heure. Dossier de presse à la main, cette jeune étudiante en droit est venue me rejoindre pour me parler d’une affaire qui exacerbe les passions au quartier de la Rouguière, situé à l’est de Marseille ; celle du jeune Hamza Lahlou, incarcéré depuis 4 mois à la prison des Beaumettes. Tout a commencé en 1996 quand la communauté musulmane du quartier multiplie les demandes pour disposer d’une salle de prière. Une ancienne superette abandonnée en bas des tours ferait un local idéal. Pendant dix ans, une association locale va jouer le jeu pour essayer d’en disposer. Toutes les conditions que demande l’administration sont remplies mais au fur et à mesure, la liste de celle-ci s’allonge. En vain, puisqu’ à la veille du ramadan 2006, le quartier n’avait toujours pas sa salle de prière. Ne tenant plus, certains membres de l’association, la joue Don Quichotte et forcent le local abandonné. Quelques semaines plus tard, la police débarque pour rendre la superette à son abandon. « De la folie, confie Ouria, c’est une armée qui a débarqué. De bon matin, il n’y a que des vieux qui prient, on les a virés. C’était assez violent, surtout vu le nombre de CRS, c’était très impressionnant ». Certains jeunes de cette cité, réputée tranquille, ont alors craqué : deux contenaires ont pris feu le premier soir. Malgré les tentatives des associations pour calmer le jeu, sept voitures brûlent la deuxième nuit, ainsi que la porte de la chapelle du quartier. « Pourtant, les bonnes soeurs ont toujours soutenu les revendications pour la salle de prière», déplore mon interlocutrice à l’accent si chantant.
