Derniers articles

  • Mon copain qui se fait embêter

    Mon copain s’appelle Jules. Il se fait embêter à l’école, il se fait frapper car il lit tout le temps, et il ne fait pas sa racaille. Personne ne le laisse respirer, tout le monde lui prend ses livres quand il lit. Tout le monde lui dit des gros mots. Dans la classe il y a des élèves qui lui font des doigts d’honneur quand le maître a le dos tourné. Alors Jules s’énerve et les insulte. Mais comme le maître ne voit pas que c’est les autres qui lui ont fait un doigt d’honneur, il engueule Jules. Et c’est comme ça tout le temps.

    Par Bondy Blog
    Le 13/06/2011
  • Le 11-Septembre se joue au lycée

    Lycée Jean Renoir de Bondy. Un projet étonnant prend forme. Il s'agit d'une pièce de théâtre qui ne traite pas de n'importe quel sujet puisque le titre est « 11 Septembre 2001 ». Michel Vinaver, l'auteur, se décrit comme un « écrivain amateur », pourtant le dramaturge décide de faire jouer sa pièce sur l'attentat qui a marqué ce début de siècle par des scolaires. Les lycées de Bondy, de Noisy-le-Grand et d'Aulnay-sous-Bois se sont réunis pour donner vie a cette pièce qui revient sur l'attaque contre le World Trade Center. L’objectif de cette aventure est d'arriver à jouer la pièce le 11 septembre 2011 au Théâtre de la Ville à Paris. Mais le chemin est encore long...

    Par Bondy Blog
    Le 11/06/2011
  • Partir de mon collège pour m’en sortir

    Pour tous les collégiens la troisième est une année décisive. L'élève doit choisir son orientation entre une seconde professionnelle, générale, technologique ou bien l'apprentissage et l'alternance. Sélectionner son futur lycée n'est pas chose aisée. Définir quelle dérogation faire, non plus. Comment réussir à détourner la carte scolaire ? On explique à des adolescents de 14-15 ans que les cases qu'ils cochent représentent leur avenir. Tous les ans, c'est le même dilemme pour l'élève. Il est déchiré entre choisir un lycée qui lui est attribué ou partir. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô inégalités scolaires !

    Par Jasmin Nahar
    Le 19/05/2011
  • Sciences-Po : ni tout à fait prout prout, ni tout à fait caillera

    Parmi les innombrables rencontres qu’offre la vie étudiante, un souvenir me revient d’une discussion entamée en début d’année. « Radouane, humm, tu viens de banlieue toi ? – Trop pas, je suis de La Rochelle ! – Ah, c’était pas trop dur la CEP (Convention éducation prioritaire, ndlr) ? – Qu’est ce que tu me racontes j’ai été pris sur concours ! » Eh oui, à Sciences-Po comme ailleurs, les impressions peuvent êtres trompeuses. Les différentes modalités d’accès à cette grande école (concours, mention très bien, convention d’éducation prioritaire permettant aux élèves de ZEP d’être sélectionnés sur une épreuve orale) ont permis de diversifier les rangs des amphithéâtres. Des élèves de Henry IV y côtoient tous les jours des anciens du lycée Jean Renoir de Bondy. Mêmes classes, mêmes matières, mêmes professeurs.

    Par Remi Hattinguais
    Le 17/05/2011
  • Vamos a la playa : le délire printanier des étudiants

    Comme chaque année depuis environ dix ans, Lloret de Mar et Salou, villes balnéaires de la Costa Brava, en Espagne, sont prises d’assaut par des étudiants pendant trois jours pour l’événement Spring Break du mois d’avril. Le concept, certes pas aussi grandiose que la Spring Break mexicaine à Cancun, est de faire la fête non-stop du matin au soir et du soir au matin. Autrement dit, le sommeil est un ennemi. Journées festives à la plage, soirées éleciques en boîtes. Le slogan des trois S est à appliquer un maximum : sea, sex and sun.

    Par Inès El laboudy
    Le 10/05/2011
  • Insultes, violences, racket : mon quotidien en 6e

    Le passage en 6e est une étape importante dans la vie d’un enfant. Il va découvrir un nouveau système scolaire, rencontrer de nouveaux amis, mais aussi de nouveaux ennemis. Mon entrée en 6e s’est fait en 2004 et comme plein d’enfants, j’étais effrayée à l’idée d’intégrer le collège. J’arrivais tout juste à Saint-Ouen (93) et ne connaissais personne. J’appréhendais ce moment. Et j’avais raison. Avoir de bonnes notes faisait de moi une fille ringarde, une « intello ». Dans mon ancienne école primaire, à Clichy-la-Garenne (92), j’avais des résultats scolaires médiocres. Mais dans cette nouvelle ville, celle où je réside encore, j’ai été propulsée première de la classe. Les niveaux n’étaient pas les mêmes. J’ai découvert des enfants turbulents, pas ou très peu intéressés par les études, et grossiers. Beaucoup de gros mots, dans de si jolies bouches.

    Par Bondy Blog
    Le 10/05/2011
  • Privées de sorties scolaires, des mères musulmanes manifestent

    Mamans toutes égales (MTE) est un collectif qui lutte contre l’interdiction faite aux mères musulmanes voilées ou portant un foulard d’accompagner leurs enfants dans le cadre de sorties scolaires. Ce collectif organisait lundi 2 mai une marche partie de l’école Paul Lafargue de Montreuil qui s’est terminée devant l’inspection, située à cent mètres de là, pour protester contre ce qu’il considère comme un empiètement sur les libertés individuelles. Ces six derniers mois en effet, plusieurs femmes dont les enfants sont scolarisés dans cet établissement se sont vues opposer un tel refus par l’administration de l’école.

    Par Bondy Blog
    Le 03/05/2011
  • Des lycéens de Clichy-sous-Bois jouent Yasmina Reza en allemand

    Penda se fait une place entre les valises pour prier. Au même moment Mme Streble, la prof d’allemand, déboule dans la chambre et dit à Cansu et Yeliz, deux filles : « J’ai trouvé un livre : Apprendre à flirter en turc. » Curieuse, Chabah la questionne : « Madame, vous voulez sortir avec un Turc ? » Une autre prof lance : « Je vais acheter les accessoires pour la pièce, vous avez besoin de quelque chose, les filles ? » « Oui, oui, madame, une bouteille de vin », répond Prishka.

    Par Joanna Yakin
    Le 09/04/2011
  • Le petit Mamadou, dictionnaire de Vyler

    Driiiiiinnnnng ! De nouveau. Pourquoi n'ont-ils pas mis une sonnerie toute douce comme il y avait dans mon collège parisien ? C’est moins agressif ! La jeunesse de Vyler [Villiers-le-Bel], se dirige bruyamment en masse et s’engouffre dans l’établissement. Je la suis avec Tibault, alias Jo Lalobance. On monte quelques marches, virage à droite, vers le bureau des surveillants : un petit local abritant une modeste table, un petit comptoir et des casiers. Samir 23 ans, nous accueille : « Yo, l’ancien ! Ça sors ? » « Ouais, ouais », répond Tibault.

    Par Bondy Blog
    Le 08/04/2011