Derniers articles
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Un collège dans le 93 : c’est la cata
La semaine dernière, j'ai passé une journée dans un collège de Seine-Saint-Denis afin d'en prendre la température. L'établissement que j'ai choisi, situé dans une Zone d'éducation prioritaire, qualifié de sensible et classé en Zone prévention violence, est loin d'être un internat d'excellence. La plupart des élèves qui le fréquentent sont nés en France mais pas leurs parents. Autour de moi, des élèves qui préfèrent se présenter comme Maliens, Turcs, Algériens ou Portugais plutôt que comme Français.
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Robe noire ou djilbab ? Lycéenne musulmane interdite de cours
Dans ce lycée de Saint-Ouen (93), des élèves invoquent la devise républicaine inscrite au fronton de leur établissement pour contester une décision de l’administration. Les uns crient à la liberté bafouée, d'autres à la fin de la fraternité. Vendredi 11 mars, Sarah*, en plein cours de philosophie, est convoquée dans le bureau de la proviseure adjointe. On lui explique clairement qu'elle ne peut plus porter « la longue robe noire » dont elle est vêtue, que c'est un signe « religieux » et que c'est « interdit dans l'enceinte du lycée ». L'administration qui a pris cette décision d'interdit vestimentaire à l'encontre de cette jeune fille, estime que la robe noire en question est pareille à un « djilbab », longue tunique qui recouvre le corps, des épaules jusqu’au bas des chevilles.
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La classe prépa, voie royale ou bourbier pour lycéens ?
La classe préparatoire, réputée pour ouvrir l'accès aux concours des grandes écoles, disparaît peu à peu dans la fameuse liste de vœux que forment les élèves de terminale. Alors que les futurs bacheliers sont en plein questionnement sur leur orientation, voici le point de vue de certains qui s'engagent encore dans les classes prépa. Sergul a 18 ans, elle a testé la classe prépa économie. « Ce qui m'a marquée le plus c'est la pression et l'esprit de compétition. » L'esprit de compétition est accru dans ces filières puisque comme elle le souligne les notes ne comptent pas, c'est le classement. « Ce sont les professeurs qui instaurent cet esprit, ils nous répètent de ne pas regarder la note mais notre classement ! »
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Triche : nous sommes tous des héros du fond de la classe
« La triche c’est pas bien. » Je suis sûre qu’à vous aussi, on vous l’a déjà dit. Que celui qui n’a jamais tourné la tête vers la copie de son voisin pour vérifier si sa réponse est bonne quitte cette page sur le champ ! Certes, il existe quelques rebelles, des élèves modèles, mais je vous assure que même eux ont déjà eu un micro-torticolis en interro de chimie. J’ai vu la première de la classe l’année dernière prise en flag au moment où elle tentait de débusquer la petite réponse qui lui aurait donné son 20 !
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Master d’histoire : le C.A.P. Louis XIV
Avec le recul, j’ai sous-estimé l’importance de l’année de terminale. Ce qui comptait, c’était le baccalauréat, et décrocher le précieux sésame pour l’université. Mon eldorado. J’ai été bercé par les illusions du système français, à savoir qu’un diplômé est une élite ; et qu’une élite ne tombe jamais en désuétude. Je n’avais ni grand-frère, ni grande sœur, ni parents capables de m’éclairer, quand bien même je pensais que tout était clair. Alors, sur le minitel (pour ceux qui connaissent) et mon dossier d’orientation, j’ai choisi le droit parce que d’une part j’étais nul en sciences et que, d’autre part, j’aimais bien le côté prestigieux de la discipline. Pour faire quoi ? On verra en cours de route.
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Université Paris XIII : la grille de la discorde
Un énorme grillage blanc et vert encercle le campus de l’université de Villetaneuse. Un grillage qui n’est pas encore achevé d’ailleurs. C’est l’agression d’un étudiant en licence de droit par des personnes extérieures à la fac, l’an dernier, qui a motivé la construction d’une grille autour du campus et c’est aussi parce qu’il ne s’agissait pas de la première agression du genre. Des vigiles ont également été placés aux différentes entrées. Leurs rôles ? Vérifier les cartes étudiantes des individus qui souhaitent entrer.
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Des collégiens face à leur avenir : l’implacable réalité
Si l'on demandait aux professeurs des collèges leur définition de l'« élève parfait », ils répondraient sans doute : personne qui travaille, participe en classe, est gentille, agréable, éveillée et drôle (un peu, pas trop). Voyons maintenant ce qu’il en est des élèves. Quels sont leurs rêves, leurs aspirations ? Lumière sur une classe de 3e de Seine-Saint-Denis, que je connais bien. Sur vingt-quatre élèves, il y a six redoublants, trois qui vont redoubler, une qui est arrivée en France il y a trois ans, trois qu'on ne remarque pas et huit qui s'en sortiront et seulement trois qui s’en sortent bien. Je leur ai parlé à tous. Tous m’ont répondu. Chacun son rêve, chacun son destin. Pro ou générale, littéraire ou scientifique.
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La maternelle de la colère
Vendredi 7 décembre, les parents d’élèves de l’école maternelle de Jean Jaurès, à Epinay-sur-Seine, ont eu une « Kinder Surprise » en déposant leurs enfants le matin devant l’établissement : la moitié des institutrices étaient absentes. C’est la saison des gastros, donc des congés maladie. Ajoutez les congés maternité et vous obtenez une école qui fonctionne, « en sous régime presque à chaque début d’hiver », confie une maman d’élèves. « Les absences, on les comprend. Le problème c’est qu’elles ne sont jamais remplacées », poursuit-elle. Idir Hocini
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Chatel et Pécresse aux lycéens stressés : soyez Zen
Un mec gueule. Un autre lui tape sur la tronche. Ils rigolent. Coup de coude, coup de pied. Le mec riposte. Coup de tête léger. Baston annoncée. Ils rigolent un peu moins. Coup de genou, coup de sac, ça s'échauffe. Ils ne rigolent plus. Et oust, ils disparaissent. Nous entrons dans le lycée Turgot, situé dans le 3e arrondissement de Paris. Une surveillante nous dit que « pour Chatel, faut traverser la cour ». Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, tête de turc des lycéens comme l’ont été à peu près tous ses prédécesseurs face à la corporation lycéenne, est de passage dans cet établissement pour lancer la procédure d'admission post-bac (APB), un site informatique d’orientation universitaire et professionnelle qui sera lancé le 20 janvier, avec un choix de 9000 métiers ou activités !
