Derniers articles
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Mot de l’année : blocus
Beaucoup de mots auraient pu être élus « mots de l’année », mais s’il y en a un qui m’a particulièrement concerné, c’est bien le blocus. Je pense évidemment aux blocus dans les lycées suite à la réforme des retraites, en octobre dernier. Si ce mot me vient subitement à l’esprit c’est sûrement parce que j’étais en plein dedans. « Blokus », c’est ainsi que les lycéens l’écrivaient partout, sur les banderoles, les murs, les tracts, tout y passait. Au début c’était cool. A l’heure où commençaient nos cours, avec quelques camarades nous allions vérifier si le lycée était bloqué. S’il y avait moyen de rentrer, nous allions en cours. Mais si c’était bloqué, on refaisait le chemin inverse pour rentrer chez nous, au chaud parce que c’était la période où faire le pied de grue dehors pouvait s’avérer dangereux car il commençait à faire sérieusement froid.
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Aidez Sarah à résoudre son problème de maths
Les mathématiques et moi, c’est un peu comme visionner un film avec un bandeau sur les yeux, mâcher un chewing-gum avec une rage de dents, ou courir sur du verglas… Un vrai calvaire. Certains trouvent logique que l’équation x² + 4x + 4 = (x + 2) (x - 1) fasse -2. Eh bien, pas moi. Les maths, tu nais avec ou pas. Je suis née sans. Au collège ça pouvait encore aller, mais depuis mon entrée au lycée, c’est devenu nettement plus compliqué. Au terme d’un parcours du combattant, j’ai tout de même obtenu – ô miracle – la moyenne au premier trimestre. Enfin, si mes calculs sont bons…
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« Il ne faut pas imposer la mémoire commune, mais la revendiquer ! »
Elle attend de pied ferme. Elle regarde systématiquement son téléphone. Les minutes s'égrènent trop longtemps. 15h58. Elle hait les bouchons. 15h59. Elle se dit qu'il ne viendra jamais. 16 heures. C'est certain, c'est foutu. 16h01. Un taxi s'arrête devant le lycée. Elle sort. Tzvetan Todorov sort de la voiture. Elle l'emmène jusqu'à la grille du lycée. Puis, ensemble, ils entrent. Elle n'y croyait plus, mais il est là, il est venu. C'est sa première fois dans un lycée. Juste avant, l'intendante était sortie de son bureau, pour le voir en vrai. Avant qu'il n'arrive, elle a filé « pour pas faire la groupie ».
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Ici « Jean Renoir » : à lundi prochain, si vous le voulez bien !
« Bon on fait un petit essai pour les micros, parlez dans le micro chacun votre tour. » « Test micro, un, deux, un, deux, c'est bon Monès, tu m'entends bien ?», « Ok. Parfait, on peut commencer, tout le monde est prêt ? Je lance l'enregistrement ! » Ah ça commence enfin, ça faisait longtemps que je n'avais pas été devant un micro, à vrai dire ça me manquait un peu. Mais aujourd'hui ce n'est pas moi qui vais animer cette radio, je suis ici pour passer le flambeau à la nouvelle génération de chroniqueurs de la radio de Jean Renoir, qui s'autoproclame « meilleure radio bondynoise », mais qui est aussi et surtout la seule radio de Bondy.
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Quand mes copains parlent «rebeu» à l’école…
En repensant à ma dernière année de collège – oui, je suis déjà nostalgique – j’ai le sourire aux lèvres. Que de bons souvenirs : l’esprit d’équipe lors d’une interro surprise, le trafic de malabars et les disputes entre Anissa et Amélie… La belle époque ! Je me rappelle que beaucoup de mes amis parlaient l’arabe. Enfin, des bribes d'arabe. Et pas l’arabe littéraire, mais celui qu’on pourrait qualifier « de rue ». Ces camarades-là n’avaient pourtant pas d’origines maghrébines. Je repense à Sugernan, Luis, Killian, Laurie et Sephora.
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Des collégiens de Villepinte se font la fiction de leur vie
Amitié, désespoir, amour trahi, loi du silence... Petit florilège des thèmes traités dans cinq courts-métrages dont les acteurs et scénaristes sont des collégiens de Villepinte (93). La grande salle du Forum des images, aux Halles, à Paris, est pleine ce samedi 9 octobre. Des élèves de cette ville de Seine-Saint-Denis, des membres de leurs familles, des mamans, des amis : ils vont voir des réalités parfois dures à dire, à vivre, et ici traduites en fictions.
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Lycée choisi, lycée subi : quel établissement pour son enfant ?
« Je n’ai pas envie que mon fils se retrouve dans un lycée classé 1588e sur 1912 ! C’est un bon élève et j’estime qu’il a le droit d’avoir un enseignement de qualité. » Marie est remontée. Son fils Eric, en troisième dans un collège à Pierrefitte, a toujours eu de bons résultats. Elle ne souhaite pas qu’il poursuive ses études dans le lycée du secteur, Maurice Utrillo, et elle entame dès à présent les démarches pour obtenir une dérogation.
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Ma semaine lycéenne en mode blocus
Vendredi dernier, nous sommes nombreux à nous retrouver « bloqués » devant le lycée Jean Renoir de Bondy, où je suis élève en classe de seconde. Ceux qui s’aventurent à vouloir passer par-dessus la grille, ont de grandes chances de se prendre un œuf sur le crâne. Comme j’aime bien ma coupe de cheveux ce jour-là, je fais demi-tour…
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Lycéens grévistes déçus : « Les profs nous lâchent »
Sans tracts et sans banderoles, les premiers lycéens se rassemblent devant le lycée Jean-Pierre Timbaud dès 8 heures ce mercredi matin. L’entrée de l’établissement est complètement barricadée par des bennes à ordures. Situé au cœur du quartier des Quatre-Chemins, lieu incontournable pour prendre le métro et les différentes lignes de bus en direction de Paris et certaines villes de la région parisienne, un grand nombre de personnes passe devant les grévistes et leur lycée. Les passants tantôt admiratifs, tantôt dubitatifs, ne sont pas indifférents au mouvement. « Eh oui, les jeunes maintiennent le cap », lance un badaud.
