Derniers articles
-
Queen et la Marseillaise au blocus de Louise Michel !
« Lycéens de Louise Michel en lutte ! » C’est l’inscription figurant sur les autocollants jaune fluo collés aux vêtements de ces jeunes Balbyniens en « grève » mardi matin 19 octobre. Ils sont un peu plus d’une centaine bloquant l’accès au lycée dès 8 heures. Les rares élèves qui ont pu passer le portail se retrouvent à trois en salle de cours. Dans la centaine, beaucoup ont menti à leurs parents, qui les croient assis face à leurs professeurs.
-
Orthographe à l’école : le cri d’alarme d’une prof
« Les universitaires font le constat que le niveau d'orthographe et d'expression écrite a singulièrement baissé depuis une dizaine d'années, or c'est une clé pour des études et une insertion professionnelle réussies », a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, lundi 4 octobre 2010. Christiane*, 52 ans, professeur des écoles, dresse à son tour, sous couvert d’anonymat, un constat sévère sur la non-maîtrise du français par de nombreux élèves mais aussi, parfois, par certains professeurs sortis d’un « moule » pédagogique prohibant toute notion de sanction ou de faute. Interview.
-
Bourses et logements universitaires : les Crous à la ramasse
Pas de ticket pour prendre son tour. Juste une interminable file d'attente. Bienvenue dans le monde enchanté des Crous, ces administrations chargées, entre autres, de la gestion des bourses et des logements universitaires. Chargées, mais surtout débordées en ce début d'année universitaire.
-
Des étudiants du 93 « déchus » de leur orientation universitaire
« On nous a supprimé une possibilité de plus de sortir du 93. » Voilà la réaction que suscite une décision prise par l’Académie de Créteil, vécue comme une injustice par une quarantaine d’étudiants de l’Université Paris XIII. Au mois de mai ces étudiants s’étaient inscrits en deuxième année de STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) dans l’intention de tenter d’intégrer l’IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie) de Saint-Maurice (94), et ce, via une convention qui leur permettait de transiter par une école de kiné gratuite, sans avoir à passer par une « prépa » payante.
-
« Les gros mots, c’est une heure de colle »
Il est neuf heures moins dix, ce 2 septembre. Trois élèves sont dans la rue face au lycée professionnel Bartholdi de Saint-Denis. Ils fument une dernière cigarette avant de rejoindre les grilles du lycée. L’un est content de reprendre les cours : « Les vacances c’est trop long. » Il est parti deux jours en Espagne près de Barcelone grâce à l’antenne locale et après il a fallu tuer le temps... Et le temps passe, il est presque 9 heures, les trois copains s’approchent de la porte puis se ravisent : « Ah mais non, il est quelle heure là ? On est arrivé trop tôt, à 9 heures c’est les classes de premières, nous on est passé en terminale ! »
-
Faut qu’j’te raconte ma rentrée au lycée
Sept heures : le réveil est dur après deux mois de grasses matinées… J’ai pourtant essayé de me lever à 9 heures la semaine précédente mais rien n’y fait, je veux rester avec mon meilleur ami : mon lit. Mais pas moyen. Alors debout, douche, coup de séchoir, habillage. Maman s’y met : « T’as de quoi écrire, ta carte de lycée ? Un ticket de bus ? Ton sac ? Ta tête ? » Ah ma mère… En route pour le lycée Jean Renoir de Bondy.
-
Bavardages, insolence, musique à fond : la loi des élèves
Depuis le début de l'année, l'heure de mathématiques fait office de lieu de parlote, voire de rencontres. Le professeur, une femme, n'ayant pas réussi à faire régner l'ordre, les élèves ont pris la confiance et transformé la salle de classe en salle de jeux. Qu'on ait 15 ou 25 minutes de retard, rien ne semble grave. L'élève rentre – gros casque à fond de rap cainri (américain) ou de rap français sur les oreilles –, dégaine qui dit « j'ai pas envie de taffer aujourd'hui », sac vide, un cahier qui sert pour toutes les matières.
-
Cette année, la sortie de classe, c’est « Shrek » !
Je me souviens qu’à l’école primaire, il n’y a pas si longtemps encore, nous avions le droit à une superbe sortie aux alentours du mois de juin. On l’attendait impatiemment. C’était un peu la récompense de notre année, on l’appelait d’ailleurs « sortie de fin d’année ». C’était habituellement dans un grand parc, un château, un musée… La sortie durait toute la journée, en général tout le monde était satisfait et rentrait chez soi avec de bons souvenirs. Pour sa dernière année de primaire, mon petit frère et toute sa classe de CM2 ont eu en guise de sortie, le droit d’aller voir Shrek 4 au Magic cinéma de Bobigny (93). Il faut croire que les moyens ne sont plus les mêmes, j’avais pourtant fréquenté la même école et la sortie c’était autre chose.
-
Passe ton bac, et après tu verras bien !
« Pour cet été, j’ai prévu de vivre sur une autre planète pendant deux mois ! » ironise Camille. Elève en terminale scientifique, elle s’apprête à entamer des études de médecine à l’université Paris VII. Explorer Paris, partir en vacances avec des amis à Londres et dans le Sud de la France est à son programme estival avec pour objectif de « se changer les idées et faire le plein de souvenirs ». Même cap pour Salomé qui tente aussi médecine, « je pars tout le mois d'août dans le sud avec mes meilleures amies et en Espagne ainsi qu’à Londres avec mes parents. Ça risque d'être mes meilleures vacances ! » Dounia, qui passe un bac professionnel rêve aussi de passer deux mois au Maroc « pour décompresser ».
