Derniers articles
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Grève des étudiants : on se la refait anti-CPE ?
Ce matin, sur le chemin de la fac, une odeur de grogne se fait sentir. Alors que le trafic normal des trains semble être rétabli, alors que le gouvernement ne paraît pas disposé à reculer sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, les étudiants de la fac de Tolbiac (Paris I) ont décidé de bousculer leur emploi du temps. Pas cours pour des milliers d'entre eux ce matin: fac bloquée par quelques centaines de grévistes, pas moyen de passer. La grève et le blocage pour empêcher la tenue normale des cours ont été votés la veille, lors d’une assemblée générale.
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Le blues du prof de banlieue
Alors qu'à gauche comme à droite, des voix dénoncent le travail insuffisant des professeurs, chaque année certains d'entre eux quittent définitivement l’enseignement sans plan B, et surtout, sans économies sous la main. Ils passent d’une vie confortable avec la sécurité de l’emploi, à une forme de précarité absolue. Pourquoi font-ils ce saut, comment le vivent-t-ils ? Un mois s’est écoulé depuis la rentrée. J’ai voulu interroger une ex-professeur de l’éducation nationale. Emma B. a une quinzaine d’années d’expérience dans le 93, elle a accepté sous couvert d'anonymat d’expliquer les raisons de son choix.
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Olivia, de Clichy-Sous-Bois à Sciences-Po Paris
C’est le jour J pour Olivia, 17 ans, et ses deux compères bacheliers du lycée Alfred Nobel de Clichy-Sous-Bois. Les trois lauréats (deux filles, un garçon) recrutés dans le cadre des Conventions éducation prioritaire (CEP) de Sciences-Po, font leur prérentrée à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP). Un stage dit « d’intégration » de deux semaines démarre pour eux et tous les admis des quartiers socialement défavorisés. Avec l’arrivée, en 2006, des quinze nouveaux lycées partenaires des CEP, dont le lycée Alfred Nobel, ce sont, au total, 95 élèves venus de ces faubourgs qui accèdent en première année de l'édition 2007-2008. L’IEP est renommée pour la charpente de ses bâtiments de la rue Saint-Guillaume, héritage du siècle de Louis XIV, mais, surtout, pour le niveau d’étude exigé. Depuis 2001, date des premières conventions avec les lycées en ZEP (Zones d’éducation prioritaires) de l’époque, Richard Descoing, son directeur, s’est engagé à diversifier les origines sociales de ses diplômés.
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La table de ma mère
Certificat d’études en poche, Hassina a gagné le droit d’accomplir son unique rêve : continuer ses études ; droit qu’elle n’exercera jamais. Ses oncles qui décident de tout depuis que son père est tombé au champ d’honneur pour l’indépendance de l’Algérie, veulent la confiner aux tâches ménagères. Pour la première de la classe, cette décision est une […]
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Richard Descoings : « Nous allons envoyer nos élèves de Sciences-Po travailler un mois en banlieue »
En 2001,vous avez décidé d’élargir le recrutement de vos élèves en créant les Conventions éducation prioritaire avec des lycées de banlieues classés en ZEP. Pourquoi avez-vous entrepris cette démarche ? C’est parti d’une réflexion et d’une intuition. Nous étions cinq ou six dans un bureau, à Sciences-Po, un vendredi. Nous avons commencé à réfléchir aux problèmes de […]
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Université d’Assas, une fac de droit ou de droite ?
La petite virée à Nanterre m’a donc amené ici, à la fac d’Assas qui a pour réputation d’être une fac où les étudiants sont de droite, voire d’extrême droite. Pas de jeunes militants de l’UMP en vue, pas d’évènement politique particulier comme j’ai pu le voir à Nanterre, c’est donc aux étudiants en vadrouille dans la fac à qui je dois m’adresser. Je me rends tout d’abord à l’étage où se trouvent les locaux des associations étudiantes. Parmi elles, l’UNEF dont le syndicat appelle d’ailleurs à voter contre Nicolas Sarkozy. La demoiselle qui tient permanence m’explique que la réputation d’Assas vient du passé, qu’il y a eu le GUD autrefois, une association d’étudiants d’extrême droite qui a été dissoute à cause de ses actions très brutales. Aujourd’hui c’est le RED, une association qui aurait repris ce fonds de commerce, mais qui serait moins active. Mais à savoir si la fac d’Assas vote majoritairement à droite, la militante ne trouve pas qu’une majorité se dégage, et que de nos jours, Assas ne vote pas plus à droite que les autres facs.
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Des élèves en cours d’alphabétisation
Comment trouver son chemin dans la société quand on parle peu ou mal le français ? Notre langue, les non francophones ont envie de l’apprendre. Un passage nécessaire pour vivre une citoyenneté pleine et pour se retrouver dans le vocabulaire des administrations. A Bondy, l’agence nationale de cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) et la ville de Bondy mettent en place, chaque année, des ateliers de socialisation à dominante langagière (ASL) – qu’on appelle couramment « cours d’alphabétisation ». Salima Bouamra, formatrice du centre social Georges Brassens anime l’atelier de niveau avancé qui accueille une dizaine de femmes de plusieurs nationalités. Ce cours hebdomadaire permet aux unes et aux autres, - mères au foyer pour la plupart -, d’échanger des points de vue sur la vie quotidienne et sur… les présidentielles.
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Il a fait l’ENA, et il semble presque désinvolte.
Il y a quelques semaines, en cours de philo, nous avons reçu la visite de deux personnes pour nous raconter leur parcours universitaire sachant qu’ils étaient tous deux passés par Sciences Po.
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Bulletin scolaire
Pour beaucoup de jeunes Bondynois, ces deux mots représentent une véritable catastrophe, un dégât des eaux qui va les conduire à affronter l’autorité parentale pour les trois mois de cours où ils n’ont rien foutu. Le clash risque d’autant plus de tourner au massacre quand on sait que le bulletin scolaire est l’exutoire parfait pour les professeurs qui ont eu à subir tout un trimestre de facéties étudiantes ; ainsi se lâchent-ils souvent sur le feuillet sacré. « Insulte à l’Education Nationale », « de l’art de perdre son temps tout en gênant les autres » « semblent être en cours pour le chauffage», ses petites perles forment un maigre échantillon de ce qui m’est arrivé de voir sur les bulletins de mes camarades et des miens.
