Derniers articles
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« L’impression d’être dans une cellule »
La France, tu l'aimes ou tu la quittes ! Cette phrase résonne encore dans ma tête. Mes parents avaient 20 ans lorsqu'ils ont quitté le Maroc pour trouver une vie meilleure, laissant derrière eux leur pays, leurs familles, leurs langues maternelles. Mais en vacances au bled tous les étés pour ne pas oublier.
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Des collégiens de Villepinte se font la fiction de leur vie
Amitié, désespoir, amour trahi, loi du silence... Petit florilège des thèmes traités dans cinq courts-métrages dont les acteurs et scénaristes sont des collégiens de Villepinte (93). La grande salle du Forum des images, aux Halles, à Paris, est pleine ce samedi 9 octobre. Des élèves de cette ville de Seine-Saint-Denis, des membres de leurs familles, des mamans, des amis : ils vont voir des réalités parfois dures à dire, à vivre, et ici traduites en fictions.
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Lycée choisi, lycée subi : quel établissement pour son enfant ?
« Je n’ai pas envie que mon fils se retrouve dans un lycée classé 1588e sur 1912 ! C’est un bon élève et j’estime qu’il a le droit d’avoir un enseignement de qualité. » Marie est remontée. Son fils Eric, en troisième dans un collège à Pierrefitte, a toujours eu de bons résultats. Elle ne souhaite pas qu’il poursuive ses études dans le lycée du secteur, Maurice Utrillo, et elle entame dès à présent les démarches pour obtenir une dérogation.
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A Clichy-sous-Bois, une commémoration et un combat
Il est 7 heures, Clichy-sous-Bois et Montfermeil s’éveillent. Le chassé-croisé entre travailleurs du soir et du jour commence sous un vent glacial qui vous taille les lèvres. La musique réchauffe les cœurs et ce garçon qui sort de la cité du Bois du Temple l’a bien compris. La tête enfoncée dans son blouson, des symphonies saccadées s’échappent de son portable. Il y a un an, lorsque je suis venu dans cette même cité, le commissariat qui se trouve juste au pied des tours était encore à l’étape de squelette, aujourd’hui il est quasiment terminé à quelques finitions près.
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« Vous m’expliquez, là, c’est quoi le délire ? »
Cette nuit, j'ai mal dormi. Comme si c'était le lycée en personne qui m'avait achevée. Je suis finie, KO et par je ne sais quel miracle du saint esprit, dirait ma mère Véro, ce lundi nous n'avons pas de devoirs et le reste de la semaine non plus. La 1ère L, c'est costaud, frère ! T'as de ces textes à analyser popopo! Y’a rien à analyser du tout parfois, mais tu dois te mettre dans la peau d'un psychopathe qui voit des métaphores et autres figures de styles en tout genre, là où il y en a pas.
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« Même les pompiers se sont fait piétiner. C’était stupide »
« A l’époque, toute l’avenue était pleine de camions de CRS. Du pont du Galion jusqu’à la fin de la rue Edgar Degas, c’était bloqué et surtout il y avait un couvre-feu à 19 heures. Quiconque était dehors se faisait contrôler sur le champ. Ma grande sœur, aide soignante, s’est fait contrôler et emmener au commissariat car elle n’avait pas ses papiers d’identité sur elle. Ici, c’est le commissariat qui a brûlé. Une voiture a enfoncé la vitre et des petits rigolos y ont mis le feu. Manque de pot pour eux, ils se sont amusés à faire des photos de l’intérieur, menottes en mains, sur leurs vélos... Après publication de ces photos sur des réseaux sociaux, ils se sont fait attraper.
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« Il faut qu’ils comprennent que le Nègre sera debout »
Suite aux propos tenus par le parfumeur Jean-Paul Guerlain le 15 octobre sur France 2 « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un Nègre. Je ne sais pas si les Nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin... », le collectif aussitôt constitué « Boycotter Guerlain » appelait à un rassemblement le 23 octobre à 15 heures devant la boutique du parfumeur, au 66 avenue des Champs-Élysées. Un millier de personnes ont répondu à l'appel. Des Noirs essentiellement. Mais pas seulement. Parmi elles, Benoit Hamon, porte-parole du Parti socialiste et l'humoriste controversé Dieudonné.
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Le loupé du Bondy Blog : une belle et cruelle leçon d’humilité
Le Bondy Blog était vendredi dans ses petits souliers. Ce jour-là, sous le titre « Souleyman : "Je ne suis pas né délinquant », nous avons publié le témoignage d’un jeune homme de Clichy-sous-Bois qui prétendait avoir été sur les lieux du drame qui a coûté la vie à Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005. Or, selon des Clichois et les avocats des familles des deux victimes, ce récit ne correspondait pas aux faits qui se sont produits à cette époque. Dans le doute, nous avons décidé de retirer l’article.
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Ragoût de haricots blancs : il sème à tout vent
Loubia, de son nom complet Loubia beida chtetha, est un ragoût de haricots blancs, sauce piquante. Un plat de légende au Maghreb. Il a été servi chez les riches comme chez les pauvres, dans les monastères comme dans les mosquées, dans les déserts et dans les villes, sous des lustres croulant de larmes de cristal et sous des lunes entourées d’infinies étoiles. Les Constantinois disent qu’il est constantinois, les Algérois qu’il est algérois. Tsss-tsss-tsss, il est marocain. Mais non, voyons, il est tunisien. Tout le monde le connaît et apprécie sa saveur mais personne ne sait d’où il vient ni quand il fut inventé. Un jour, on en trouvera peut-être la trace dessinée dans une grotte aztèque. Ou mentionné en hiéroglyphes sur le tombeau d’un prince d’Egypte.
