Derniers articles
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Frimas de l’automne aidant, on a envie de traîner le soir au fond de son lit au chaud en pyjama. Je n’ai pas ressorti ma tenue pingouin en pilou so sexy mais ça ne saurait tarder. Pour ceux qui ont des amis et aiment les gens, il reste la possibilité d’aller les voir pour des supers fêtes. Je me suis rabattue quant à moi sur le cinéma pour aller voir le film dont tout le monde parle, « The social network », de David Fincher. Ou le film sur le créateur de Facebook. Paradoxe vivant, le fondateur du site où tu peux être ami avec la terre entière, n’a plus d’amis en chair et en os. Il paraît qu'il a 26 ans et qu'il est aigri (mon frère caché ?).
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Souleyman, « ex-émeutier » : l’histoire d’un loupé du Bondy Blog
Dans l’article « Souleyman : je ne suis pas né délinquant », paru sur le Bondy Blog vendredi 22 octobre, je retranscrivais le témoignage de Souleyman (prénom modifié), un garçon de 18 ans habitant Clichy-sous-Bois. Je l’avais rencontré la première fois le 27 octobre 2009, lors d’un rassemblement à la mémoire de Zyed Benna et Bouna Traoré, les deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005. Depuis, nous sommes restés en contact et nous sommes revus à plusieurs reprises.
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Le procès espéré par les familles de Zyed et Bouna aura lieu
« On y croyait encore. » Siaka Traoré, le grand frère de Bouna, l’un des deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, est « satisfait » de la décision rendue hier par deux juges d’instruction de Bobigny. Les deux policiers mis en examen dans ce dossier pour non-assistance à personne en danger seront jugés en correctionnel, contre l’avis du parquet qui avait requis un non-lieu. Les familles de Bouna Traoré et Zyed Benna obtiennent ainsi le procès qu’elles réclamaient depuis cinq ans. Il se tiendra probablement en 2011.
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Amin, lycéen : ma nuit en garde-à-vue
Lundi matin 18 octobre, à Saint-Denis. Un cortège de lycéens se forme. Il quitte le lycée Paul Eluard de Saint-Denis pour se rendre au lycée Suger où d’autres élèves « grévistes » se joignent à lui. Les manifestants entendent poursuivre ensuite vers « Maurice Utrillo ». Mais des policiers leur barrent la route. Des affrontements éclatent entre des lycéens et des policiers bientôt épaulés par les CRS. Les forces de l’ordre essaient de faire reculer les lycéens à coups de fumigènes, de grenades lacrymogènes et de « grenades d’encerclement » qui projettent des boules en plastique.
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Injures racistes dans les transports : la grève commence à puer
Plusieurs jours que ça dure, Pierre, Paul, Jacques et Mouloud se sont mis d’accord pour faire blocus contre le gouvernement. C’est la grève. Mais la réalité de ceux qui la subissent, dans les transports en commun notamment, est tout autre. Des usagers se laissent aller à des propos haineux. Cyrille, témoin d’une scène dans le RER A en direction de Marne-la-Vallée, raconte : « J’ai vu et entendu un homme d’une cinquantaine d’années dire à une jeune femme : "Casse-toi sale Négresse ! " »
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Ma semaine lycéenne en mode blocus
Vendredi dernier, nous sommes nombreux à nous retrouver « bloqués » devant le lycée Jean Renoir de Bondy, où je suis élève en classe de seconde. Ceux qui s’aventurent à vouloir passer par-dessus la grille, ont de grandes chances de se prendre un œuf sur le crâne. Comme j’aime bien ma coupe de cheveux ce jour-là, je fais demi-tour…
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Emeutes, 5 ans après : les deux maires « aux avant-postes de l’histoire de France »
M. Lemoine, M. Dilain, vous êtes comme deux frères de combat. Pouvez-vous nous décrire cette fraternité qui vous lie ? Vous connaissiez-vous avant 2005 ? Xavier Lemoine : J’ai été élu en 2002 maire de Montfermeil. Jusqu’aux émeutes de 2005, ce sont trois ans que nous avons pris pour faire connaissance. Claude Dilain : C’est vrai. XL: En 2005, nous savions l’essentiel de ce qu’il fallait pour notre territoire et nous nous sommes aperçus que les divergences que nous pouvions avoir occupaient un rang secondaire. Les émeutes sont arrivées. Je me souviens d’un soir où tout a basculé. Les gaz lacrymogènes dans la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois, le 30 octobre ? XL: Oui. CD : C’est là que tout a basculé.
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Lycéens grévistes déçus : « Les profs nous lâchent »
Sans tracts et sans banderoles, les premiers lycéens se rassemblent devant le lycée Jean-Pierre Timbaud dès 8 heures ce mercredi matin. L’entrée de l’établissement est complètement barricadée par des bennes à ordures. Situé au cœur du quartier des Quatre-Chemins, lieu incontournable pour prendre le métro et les différentes lignes de bus en direction de Paris et certaines villes de la région parisienne, un grand nombre de personnes passe devant les grévistes et leur lycée. Les passants tantôt admiratifs, tantôt dubitatifs, ne sont pas indifférents au mouvement. « Eh oui, les jeunes maintiennent le cap », lance un badaud.
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Une vie en or
Ça cogite sans arrêt dans la tête de Foued. Il y pense tout le temps. Il se lève avec, se couche avec. Il retourne ça dans tous les sens. Il élabore des plans. Les plans de sa future vie, celle dont il rêve. Il est toujours planté en bas de la cité, il tient les murs avec ses acolytes Momo et Fred. Momo, c’est le parrain du quartier. Son surnom : el padre. Tout le monde connaît son CV, et Dieu sait qu’il est long. Si long que lorsque les patrouilles de police le croisent, elles le saluent. Fred, il a toujours les yeux qui brillent, on l’appelle Lucky Strike : l’homme qui fume le « bédo » plus vite que son ombre. Pas de doute, Foued, il fait partie d’une bande de cas sociaux, des « cas soce » comme ils disent. C’est pas glorieux, mais c’est mieux que d’être seul.
