Derniers articles
-
Pour quatre heures de TIG, t’as Sexion d’Assaut au Zénith
Des notes de « Sexual healing » de Marvin Gaye, s'échappent d'une sono lointaine. Une file d'attente se forme devant un stand barré d'un slogan « Orange Rockorps, tu donnes, tu reçois ». Les responsables de cette action « citoyenne » parrainée par l'opérateur téléphonique, s'assurent que les formulaires de participation sont correctement remplis. Une autorisation parentale dûment complétée est requise pour les mineurs. Le stade de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis accueille ce samedi après-midi une soixantaine de bénévoles venus redonner des couleurs à des murs vétustes et gris.
-
Musulmans, circulez, allez prier ailleurs !
« Une salle pour se protéger de la pluie et du vent. » Jalil, 30 ans, ne rêve pas d’une mosquée avec minarets à Saint-Gratien, seulement d’un espace pour prier dignement et « en finir avec l’islam des caves. » Pour l’instant, on en est loin. Car la tension entre le maire (UMP), Jacqueline Eustache-Brinio, et les musulmans de la ville, est à son comble. Une prière collective organisée à la fin du mois d’août, au stade « synthétique », a été l’élément déclencheur. « Nous avons voulu interpeller le maire sur la situation des Français musulmans de Saint-Gratien », explique Lina, l’une des initiatrices de l’action.
-
Une banque postale anti-braquages
Un bureau de poste en Seine-Saint-Denis a été rénové. La rumeur dit que ce serait pour des raisons de sécurité. Proche d'une grande cité, le bureau en question, qui abrite une Banque postale, a souvent été l’objet de plusieurs braquages. La direction, craignant visiblement d’autres hold-up, a pensé à un nouveau concept pour l’établissement : un bureau sans argent. L’office postal s'est donc refait une beauté : les espaces sont beaucoup plus clairs et accueillant qu’auparavant. On y trouve des stands ci et là (qu'on appelle des « ilots »). Et aussi, un employé chargé de diriger les clients en fonction de leurs demandes et opérations à réaliser.
-
Y aura-t-il des commerces de proximité à Noël ?
Quoi de plus pratique que de pouvoir faire ses petites courses sans s’éloigner de chez soi. Encore faudrait-il qu’il y ait des commerces à porter de jambes, les fameux commerces de proximité. En ce moment, à Villetaneuse, un vaste chantier a pour but de rénover la ville sur plusieurs points : transports, logements et commerces. Nous avons voulu savoir quelle place auront les petits commerces au terme de ce projet.
-
8 12 12, notre (faux) ami pour la vie
« Si tu veux connaître ton prénom envoie prénom suivi de ton prénom au 8 12 12. » Cette promesse alléchante n’est pas si loin de la réalité. Poids idéal, vie amoureuse, horoscope, nos racoleurs du petit écran osent tout. Contre deux SMS surtaxés à 1,35 euros Madame Irma offre ses réponses à ces questions existentielles. Qui sont les accros aux SMS qui rassurent (ou pas) ? Levez la main ! Comme dans les sondages, tout le monde dit préférer Arte plutôt que TF1, alors que les chiffres d'audience disent tout le contraire. Personne n’avoue volontiers avoir recours à ces services.
-
Mes premiers pas perdus
On vient de te déposer devant le tribunal de Paris. Tu passes le portique de sécurité lorsque tu entends un petit BIP. « Mettez-vous ici, je dois effectuer une palpation » te dit le policier au regard sévère. Un second officier de l’ordre public se tient à côté de toi tandis que le premier s’exécute derrière les immenses grilles aux pointes dorées qui barricadent le Palais de justice en plein cœur de Paris. Même prépubère, la première rencontre avec la justice commence bien ; comme le dit le dicton : dur Alex sed lex.
-
Des frites ? Tous aux abris !
On est bien d’accord, rien ne vaut la frite maison. Dans une bonne vieille friteuse toute recouverte de graisse noire. La frite dorée, fondante et croustillante. Celle du nord. Celle qui colle aux Belges, comme le camembert colle à nous les Français. Cette frite-là est devenue pour moi un fantasme. Plusieurs fois j’ai essayé de réussir mes frites nordiques. Sans jamais y parvenir. Un bon départ, mais à l’arrivée, c’est tout flasque. Je me rabats donc le plus souvent sur des frites congelées vendues en sachet, précuites, à terminer au four. L’idéal, paraît-il, pour la mère de famille nombreuse. L’avantage : pas d’odeur. Le désavantage : un gout de purée reconstituée.
-
Les jeunes font du bruit en bas, ça râle en haut
« Ils pourraient faire moins de bruit. Nous, on travaille, je me réveille tous les jours à cinq heures et demie du matin. » Majid, 45 ans, habite une des cités de Pierrefitte-sur-Seine. Quand il dit « ils », il veut parler des « jeunes », plus précisément des jeunes qui sont en bas de son immeuble le soir, parfois jusque tard la nuit. « Moi, je ne supporte pas de voir des gamins qui ne travaillent pas et qui se permettent de hurler jusqu’à pas d’heure », ajoute ce dernier. Le soir à Pierrefitte, il n’y a pas beaucoup de lieux où peuvent se retrouver ceux qui ont envie de se voir. Le bas de l’immeuble fait alors office de lieu de rencontre. On se voit, on discute de sa journée, on s’amuse et cela provoque des réactions souvent hostiles.
-
La semaine de Faïza
SAMEDI. Après un été passé à essayer d'oublier la vie politique française passionnante j'ai replongé. Et pour frapper un grand coup j'ai décidé d'aller à la manifestation organisée par plein d'associations pour les droits de l'homme, vaste programme, pour protester contre, je cite, « la xénophobie ambiante », vaste programme bis. Les manif, une fois qu'on en a fait une, on les a toutes faites. A la sortie du métro, il y avait les communistes qui distribuaient des autocollants, des numéros de L'Humanité, que par humanité j'ai pris... Il y avait une foule importante très United Colors of Benetton. Vu la masse d'Auvergnats je me suis dit qu'il y allait avoir des problèmes.
