Derniers articles
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M13 la maudite
600 000 voyageurs montent quotidiennement dans les rames de la ligne 13 entre Châtillon au sud de Paris et Saint-Denis ou Asnières-Gennevilliers au nord de la capitale. 600 000 personnes avec qui partager un petit espace de wagon (très rarement une banquette, ô privilège sacré), dans des conditions parfois extrêmes. 600 000 personnes, ou l'intégralité des habitants de Rennes et de sa campagne environnante. La « 13 », la ligne la plus saturée du réseau RATP aux heures de pointes.
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Dieu, les hommes, le divorce
Une salle d’attente de docteur. Un début d’après-midi. Trois femmes, deux d’une petite trentaine d’années, une autre plutôt proche des 70 ans. Un jeune adolescent de 11 ou 12 ans. J’entre. La conversation est animée : la dame âgée parle de Dieu, qui a porté sa croix et que nous autres devons suivre son exemple. Elle dit que le monde va mal, qu’il y a des guerres, des déménagements et des divorces…
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Femmes « libres » mais toujours « fragiles »
Pour Ania, 49 ans, mère de famille, iconographe dans le secteur de l’édition, cette Journée internationale de la femme est « lamentable ». Ah bon ? Elle s’explique : « D’un seul coup, on va parler de cet animal "femme", qui, ce jour-là, doit être particulièrement respectée. Pourquoi faut-il une journée comme celle-là ? Pour dire et admettre enfin que la femme est importante ? Pourquoi n’y a-t-il pas de Journée internationale de l’homme ? »
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Je suis allée voir un film d'horreur. Quelque chose d'horrible avec des scènes traumatisantes, des créatures monstrueuses. Sans parler du sujet du film, une fête, la Saint-Valentin. D'après mes sources, ce serait la fête des amoureux. Ce concept dont je n'ai jamais entendu parler doit venir d'un monde merveilleux où l'amour est roi, à l’image du wonderful world chanté par les jeunes de l'UMP.
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Patrick Martin, le prof qui fait aimer la peinture aux enfants
Patrick Martin, je ne sais pas si ce nom vous dit quelque chose. La cinquantaine, look détendu, petite queue de cheval en arrière. Il est professeur d’arts plastiques à Bondy. Non pas un prof de collège ou de lycée qui travaille du lundi au vendredi de 8 heures à 17h30. Lui enseigne son savoir le mercredi à des enfants âgés de 3 à 16 ans et un autre jour de la semaine à des adultes.
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Speed panique au Parc des Princes
J’arrive sur les coups de 18 heures aux environs du Parc des Princes et de ma tribune. Comme pour tous les PSG-OM, on sent une certaine tension, une agitation, une forme de pression qui gagne la foule. Bref, je ne traîne pas trop dehors et assiste à la plupart des évènements depuis les coursives des tribunes. C’est vers 19 heures que j’entends qu’il se passe quelque chose dehors. Et apparemment, ce sont des affrontements entre CRS et supporters, qui vont dégénérer.
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Ligne 5, la traversée du monde
Tous les jours ou presque, j’emprunte la ligne 5 du métro afin de me rendre à l’université ou au boulot. J’habite au terminus, Bobigny Pablo Picasso. La 5 prend sa source en banlieue et termine en plein cœur de Paris, Place d’Italie. Le monde entier est sur cette ligne. A Porte de Pantin monte la population juive, reconnaissable chez beaucoup aux kippas et bouclettes.
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RER A : « Désolé encore pour ce retard »
« Instable », « galère », « lent » : voici les trois mots qui viennent spontanément à la bouche des trois usagers réguliers du RER A qui ont accepté de répondre à mes questions. Aude a 26 ans et son parcours du combattant s’étend chaque jour de Nation à Nanterre-Préfecture (92) où elle exerce le métier d’assistante marketing depuis presque deux ans. Avant cela, elle avait un emploi situé à La Défense. Dès cette époque, elle aurait pu emprunter le RER A, mais elle préférait la ligne 1. Désormais, elle n’a plus le choix, et pour elle, la différence est flagrante. « Y’a pas photo. »
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La journée sans immigrés : tous ensemble, tous ensemble, tous !
Lundi, 1er mars 2010, pour tous les immigrés, ceux qui s'identifient comme tels, les enfants d'immigrés, les petits-enfants d'immigrés, en somme tous ceux qui s'associent de près ou de loin à l'histoire de l'immigration, ce devait être shabbat. Une journée « noire » : pas de travail, pas d’achats dans les magasins, un day off total, à l'instar du mouvement de protestation latino-américain de 2006 contre la politique d'immigration des Etats-Unis.
