Derniers articles

  • Hafsia Herzi : « Moi, ma mère, elle voulait mon bonheur »

    « Pas de photos, j’ai plus de tête. » Elle a bien raison de refuser que je la prenne en photo, Hafsia. Mon appareil lui aurait fait des yeux rouges. Or, elle les a noirs et on ne voit qu’eux. C’est grâce à Nadia Taouil, actrice dans « La graine et le mulet » rencontrée à Sète en décembre, […]

    Par Antoine Menusier
    Le 25/02/2008
  • Marianne est noire et elle n’est pas Miss France !

    Avec son spectacle « Vive la France », Mohamed Rouabhi nous livre un regard original sur l’histoire de France. La pièce se joue jusqu’au 1er mars au théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis. L’occasion d’en prendre pleins les yeux, les oreilles, les neurones… et les narines. C’est un hymne au métissage, à la rencontre entre les peuples, un […]

    Par Bouchra Zeroual
    Le 22/02/2008
  • Couscous sétois au menu du réveillon

    Abdellatif Kechiche, le réalisateur, et Hafsia Herzi, la jeune beauté du film, sont à Dubaï. La renommée de "La graine et le mulet" a déjà atteint l’émirat richissime. Plus près de nous, où tout a commencé, Sète, figée dans le mistral. Dimanche 16 décembre, au café "Le Saint Clair", sur le Quai Maximin Licciardi encombré de bateaux de pêche, nous avons rendez-vous avec Kader Bouallaga, Leila d'Issernio, Henri Rodriguez et Nadia Taouil (photo, de gauche à droite).  

    Par Antoine Menusier
    Le 30/12/2007
  • Une intellectuelle allemande au secours du rap français

    Samedi, en arrivant à Munich, j’avais le choix entre : visiter la capitale bavaroise sous la pluie ou assister à une conférence, en allemand, sur «la formation informelle des jeunes à travers le hip hop», tout un programme… Autant vous dire qu’aucune de ces deux solutions ne m’emballait. Finalement, j’ai préféré le chaud douillet de la salle de conférence au froid humide du macadam munichois. Direction, donc, le Goethe Institut pour participer à la conférence. Je m’attendais à un discours stéréotypé et chiant comme on en entend si souvent en France, où la plupart du temps on n’évoque le hip hop qu’à travers ses dérives. Un universitaire qui parle de hip hop c’est comme si Joey Starr parlait de musique celtique, me disais-je.

    Par Fethi Ichou
    Le 05/12/2007
  • « Ils sont dégueulasses les murs tout gris des lignes ferroviaires »

    Électricien, 34 ans, marié et payant ses impôts, Sam* semble à première vue un monsieur tout le monde. Cette description pourrait être celle du Foster de jour. Le Foster de nuit graffe. Ce verbe n’existe toujours pas dans la langue française, pourtant le graffiti urbain remonte, en France, aux années 1980. Majoritairement perçu comme dégradation et nocivité […]

    Par Fethi Ichou
    Le 01/12/2007
  • Le hip-hop, aux racines de Harlem

    Bron, dimanche soir, 21 octobre au cinéma Les Alizés. Soirée d’ouverture de Karavel, festival de la danse hip hop. A l’initiative, l’acteur incontournable en la matière, la compagnie Käfig: 10 ans d’existence (leur premier spectacle éponyme date de 1996), des représentations partout dans le monde, plus d’une dizaine de spectacles créés et de nombreux projets pédagogiques. Et tout ça grâce à un homme, Mourad Merzouki, le directeur artistique. Il s’est battu pour en arriver là, montrant sa détermination : "Affranchir le hip-hop, s'affranchir des clichés et des idées reçues et s'émanciper des poncifs du genre, hip hop mouvement social, pour ériger ce langage en mode d'expression artistique à part entière". En résidence à Bron depuis 2006, Käfig revient aux sources en coordonnant le festival Karavel, avec comme maître mot: l’ouverture ! S’ouvrir aux autres disciplines, s’ouvrir à tous les âges (le public dans la salle du cinéma ne dément pas) et aux non-initiés.

    Par Bondy Blog
    Le 10/11/2007
  • Kery James : « Ceux qui ont réussi ont le devoir d’aider les autres à s’en sortir »

    Né en Guadeloupe de parents haïtiens, le rappeur Kery James met en rimes la saudade des banlieues mais il ne perd jamais espoir. Mieux, il entend s’investir. Lorsque je lui demande ce qui a évolué depuis deux ans, il nous donne son sentiment sur ce qui a été fait et surtout sur ce qu’il reste […]

    Par Fethi Ichou
    Le 29/10/2007
  • Minuit et une minute : Harry Potter était à Bondy

    Vendredi matin, à 00h01 précise, le nouvel "Harry Potter" était enfin disponible. Mais encore fallait-il dénicher un magasin ouvrant spécialement pour l'occasion. En Seine-Saint-Denis, seuls trois points de vente se sont joints à cette opération du milieu de la nuit. Alléluia, l'un d'eux se trouvait justement à Bondy ! La Maison des fées, une librairie spécialisé pour les enfants, a donc décidé de faire plaisir aux plus fidèles lecteurs du petit sorcier. Hier dans le ciel noir, la librairie a mis ses habits d'Halloween pour l'événement, déco, buffet à thème, tout y était. Sabrina et Isabelle, les deux libraires, n'ont qu'un petit stock par rapport aux grosses enseignes comme la Fnac: 100 ouvrages du 7e et dernier ouvrage de la saga, "Harry Potter et les reliques de la mort", pas un de plus ! La moitié  a déjà été réservée, mais personne ne s'est déplacée pour rien; la pénurie sera certainement pour aujourd'hui et demain. La distribution du livre était accompagnée d'une charte, obligeant les librairies qui l'ont signée à respecter l'horaire officiel de sortie: minuit une ! Pour seule mise en bouche, une lecture des quatre premières pages dans le dernier quart d'heure avant le gong était autorisée. Ça y est, il est minuit et une minute, les fans vont pouvoir dévorer l'ouvrage de la fée Rowling.

    Par chou_sin
    Le 26/10/2007
  • Black is music-hall

    Ce sont d'autres mots que ceux de la lettre de Guy Môquet à ses parents avant de mourir qui ont été lus hier soir sur la scène du Casino de Paris. D'autres mots, mais un pareil espoir. Des mots martiniquais, ceux d'Aimé Césaire, extraits du "Cahier d'un retour au pays natal", ouvrage poétique de la fierté "nègre", paru en 1939. Soixante-huit ans plus tard, Césaire est devenu un prix, sous la forme d'une statuette représentant une femme nue en pleine santé et d'un livre, son plus célèbre, fondateur de l'identité afro-antillaise. (Photo ci-dessus : Admiral T.)

    Par Antoine Menusier
    Le 23/10/2007