Derniers articles

  • Le camion-coiffure qui déstresse le 93

    La Courneuve, 93, quartier Verlaine. Ce matin-là, les bénévoles s’affairent à décharger la cargaison de produits alimentaires pour les Restos du Cœur. Patrick, le responsable local, peste contre l’intervention télévisuelle du télégénique président Sarkozy. « Il y a de plus en plus de personnes dans le besoin et cela ne va pas aller en s’arrangeant, affirme-t-il, rien que sur l’aide alimentaire, nous avons enregistré 10 à 15% en plus de bénéficiaires cette année. »

    Par Adrien Chauvin
    Le 18/02/2009
  • « On est là pour apprendre, l’université n’est pas une entreprise »

    L’ambiance est particulière à l’Université Paris 8 de Saint-Denis, en ce mercredi 11 février. L’entrée du bâtiment, décorée de banderoles en tout genre, annonce la couleur : « Université en grève ». En s’engouffrant dans les locaux, on croise certains professeurs, brassard blanc autour du bras, des étudiants distribuant des tracts, et les stands de quelques syndicats de […]

    Par Nassira El Moaddem
    Le 17/02/2009
  • « Surtout, ne dis pas que tu es juive à l’école ! »

    « Noir et fier de l’être », « feuj de Paname » : ce sont les inscriptions fièrement arborées sur leurs t-shirts par certains jeunes, et moins jeunes, dans les rues de Paris. Si certains affichent leurs origines ou leur couleur, d’autres les tairaient plutôt. C’est le cas Eva, mariée, 32 ans, deux enfants, juive tunisienne : « La première question que les gens vous posent, c’est "t’es de quelle origine", avant de te demander comment tu t’appelles. » Eva regrette cette dérive ethnique. Elle prône la discrétion en toute circonstance, elle veut se faire « accepter en tant que personne ». Elle fui les clichés, du type : « T’es juive, alors t’es radine, tu manges en juif, t’es riche. »

    Par Bondy Blog
    Le 17/02/2009
  • Sofia et Sabrina : « Nos frères font ce qu’ils veulent, pour nous, c’est la dictature »

    Chez certaines familles maghrébines, il n’est pas toujours facile d’être une femme à la maison. Le traitement y est différent selon que l’on est un homme ou une femme. On peut parler de discrimination. Le papa et la maman ont un rapport plus affectif avec leurs garçons qu’avec leurs filles. Les premiers bénéficient d’une tolérance bien souvent absolue. Ils n’ont pas de contraintes horaires, ils peuvent avoir des relations sexuelles comme bon leur semble et faire des bébés à droite et à gauche. Les cas de conscience ne se posent apparemment pas. Sofia et Sabrina, elles, vivent sous un régime qui s'apparente à une dictature. La première en est sortie, mais cela a duré 28 ans. La seconde, 23 ans, est en plein dedans.

    Par Melissa Barberis
    Le 16/02/2009
  • La Saint-Valentin, avec des bits et des octets…

    Fini le temps des sms et mms. Aux oubliettes, les emails enflammés. Ringardes, les discussions sur msn. Quant au téléphone, portable ou fixe, la facture monte vite lorsqu’un océan vous sépare de l’être aimé. Voici la technologie VoIP (Voice over Internet Protocol). Une révolution. Skype, l’un des opérateurs les plus utilisés, connecte plus de 10 millions d’amoureux chaque jour. Yann et Karima nous racontent leur histoire skypienne.

    Par Bouchra Zeroual
    Le 14/02/2009
  • Saint-Valentin : marre du cynisme, vive le romantisme !

    Le Saint-Valentin, c’est demain. La fête des amoureux ne connaît plus de limites. Tous les moyens sont bons pour rendre cet instant inoubliable. Les femmes se parent de lingerie olé-olé pour le plaisir de leurs compagnons ; les hommes parsèment de pétales de roses le chemin qui sépare l’entrée de l’appartement du lit, avec bougies parfumées pour seule lumière. Les accessoires sont personnalisés, comme les mugs avec la photo du couple ou le string avec le nom du Roméo brodé dessus. Et puis, il y a la tranche 14-20 ans, qui appréhendent cette fête de différentes façons.

    Par Inès El laboudy
    Le 13/02/2009
  • « Nous travaille bien, pas dur » : made in China à Bondy

    La première fois que j’ai vu cette foule de Chinois, c’était un matin à 7 heures précises. Incroyable, me suis-je dit, probablement allaient-ils travailler dans une grosse boîte qui apprécie tout particulièrement la main-d’œuvre chinoise. Curieuse, j’ai pris ensuite à plusieurs reprises le même chemin qu’eux, et à chaque fois, à 7 heures pétantes, ils étaient là, certains à vélo, d’autres sortant de bus, d’autres encore arrivant à pied. Le soir à 19 heures, pareil, ils reprenaient en sens inverse le chemin qu’ils avaient emprunté le matin. A vu d’œil, ils étaient au moins 50 à marcher dans les rues de Bondy.

    Par Bondy Blog
    Le 12/02/2009
  • Virée pur Beur en Bretagne : «Et ta sœur, elle est réservée ?»

    Il y a quelques jours, Idriss et Kader sont allés en Bretagne rendre visite à leur copain Abdel, qui suit une formation de six mois d’animateur en centre de vacances. Accueillis à leur descente du train à Quimper, Abdel leur fait un topo avant une rencontre avec d’autres jeunes en formation. Kader se fera passer pour un footballeur résidant à Amsterdam : « J’ai ramené que des polos, pas de capuches et j’ai modéré mon langage habituel. A Paris, mes potes sont tous arabes ou noirs, alors on a notre langage à nous, celui des quartiers. » Idriss, lui, dira qu’il est un jeune réalisateur qui débute dans le métier. Et aussi qu’il est de père italien et de mère algérienne « pour ne pas éveiller les soupçons ». Pourquoi ces bobards ? « Abdel nous a prévenus que les Arabes ne sont pas très bien vus par ici », raconte Idriss.

    Par Bondy Blog
    Le 11/02/2009
  • Gala de boxe au Cirque d’Hiver : jeune demoiselle enchantée

    Jeudi soir, je me fais embarquer par mon ami Saïd dans une soirée particulière. Said, de passage à Paris pour le boulot, est éducateur sportif à la mairie de Salon de Provence. Un passionné de boxe, sillonnant toute l'année l'Hexagone avec ses poulains. Il me tend une invitation pour un gala de boxe au Cirque d'Hiver. Qui n'a pas rêvé de franchir la porte du grand chapiteau couvert parisien ? Je m'y rends avec une certaine excitation et pendant le trajet en métro, quelques souvenirs me reviennent. Je me rappelle certains combats que l'on avait eus l'occasion de regarder à la maison: Brahim Asloum aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, et les images d'archives nostalgiques des Mike Tyson, Mohamed Ali et Marcel Cerdan.

    Par Nassira El Moaddem
    Le 10/02/2009