Derniers articles
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« Ici, ça nous appartient, Besson, il nous a pas demandé notre avis »
Dans la nuit du dimanche 12 octobre, huit voitures ont été incendiées à Montfermeil, emportant avec elles les rêves de stars des habitants désabusés. Ces véhicules devaient servir au tournage d’un film de Luc Besson, « From Paris with love ». Apprenant la nouvelle, je me rends aux Bosquets, sur les lieux du « drame ». Accompagnée d’un nouvel acolyte recruté sur le tard, j’entre en terre hostile et ressens une atmosphère beaucoup moins festive que lors de ma dernière visite. Une camionnette évacue les dernières carcasses brûlées tandis que je m’engouffre dans la cité.
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« Nous avons payé 700€ pour récupérer notre caméra »
Manifestement, le reportage de M6 « Un été dans la cité » met tout le monde dans l’embarras. La chaîne, le maire de Sarcelles, quelques associations, et bien sûr les journalistes producteurs de l’objet du scandale. Le débat public de lundi soir à Sarcelles fut un rendez-vous manqué pour établir la vérité sur cette affaire.
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Le juge et Mohamed, l’injustice à deux vitesses
Hier, on apprenait que Jean Sarkozy était relaxé pour les poursuites engagées par un automobiliste qui avait été victime du tamponnage d’un scooter place de la Concorde. Après avoir déposé plainte et signalé la plaque du scooter incriminé, M’Hamed Bellouti a eu la (mauvaise) surprise de découvrir que le numéro d’immatriculation correspondait au scooter de Jean Sarkozy, conseiller général et chef de file de l’UMP dans les Hauts-de-Seine.
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Michel Kokoreff : « Les banlieues valent mieux qu’un plan com’ »
En quoi l’utilisation de tel ou tel vocable joue-t-elle sur la fabrication d’une opinion collective ? Pourquoi avoir choisi, pour votre part, d’utiliser le terme « émeute » ? Michel Kokoreff : De fait, on a assisté à des émeutes d’une ampleur inédite ; il y a désormais un avant et un après-2005 et les effets de la conflagration qui […]
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Un gars de cité dans la police
Samedi après mon retour du Grand Pressigny, j’ai été invité à un mariage dans la banlieue, du coté d’Aulnay-sous-Bois. La soirée va son train, la musique n’en finit pas, les danses non plus. Les heures passent, je décide de sortir pour prendre l’air. Très vite, je sympathise avec un jeune de mon âge. On discute […]
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Lamba, 29 ans : « J’ai été agressé par la police »
Dans la nuit du jeudi 8 mai, aux environs de 23h30, Lamba, 29 ans, aurait été victime de brutalités policière. Selon les témoins présents, après avoir fait irruption dans le quartier de la Fontaine Mallet, à Villepinte (93), deux agents de police, sans raison apparente, s’en prennent à ce jeune homme qui est au téléphone dans le hall de son immeuble. Sans somation d’aucune forme, semble-t-il, un policier porte un coup de crosse de flash ball au front de Lamba.
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Bastons entre ados à la sortie du collège
Des cris, des hurlements. Ils sont une bonne cinquantaine. De jeunes ados, capuches sur la tête pour certains, casquettes pour d’autres, ou tête nue. Ils sont noirs africains en grande majorité. Et ils avancent vers un but précis l’air déterminé. Des émeutes urbaines, en plein jour ? Non pas ce mardi 13 mai dans l’après-midi. Il s’agit d’un règlement de compte de collège à collège. Tout a commencé par une histoire de cœur. Sarah du collège Varèse sortait avec Mamadou du collège Brassens. Elle s’est lassée et a rompu avec lui pour sortir avec Byllale, du même collège qu’elle.
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Hamé versus Sarkozy, bientôt sur vos écrans
Lorsqu’il apparaît sur le seuil du 721 Broadway qui abrite la TISCH School of The Arts, on a l’impression de voir un vrai petit New Yorkais. Petit chapeau, gobelet « king size » entre les mains, Hamé n’est aux États-Unis que depuis quelques mois mais il s’est déjà fondu dans la masse. Dans cette école qui a […]
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A Carrefour, où du « sale Noir » aurait été proféré
Ce vendredi, les caisses sont relativement garnies de clients. « Normalement, il n’y a personne. Mais comme le jeudi a été férié, ceux qui font le pont en profitent pour faire leurs achats. » C’est ce que me dit l’agent de sécurité que j’interroge sur son collègue Pierre-Damien Kitenge. Ici, c’est la SNGST qui assure la surveillance et la sécurité du Carrefour du centre commercial Bercy 2. A l’étage où je me trouve, il y a trois agents de sécurité qui travaillent pour cette même compagnie. Tous ont entendu parler de l’« histoire », certains se trouvaient là au moment des faits. Mais lorsqu’il s’agit d'en dire plus, la plupart sont gênés et ne veulent rien dire à découvert. Car il y a des mots qui gênent : par « ça », il faut comprendre « sale Noir ».
